Polyamour et réseaux affectifs : réforme ou révolution ? – Brigitte Vasallo

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illustration : Carlos Mol

Je suis en pleine lecture du dernier livre de Brigitte Vasallo : « Pensamiento monogamo / Terror poliamoroso »[1]. J’y retrouve toutes les idées qu’elle a développées au cours de ces dernières années, lors de conférences, d’ateliers ou dans des articles. Je crois qu’il y a très peu de pages où je n’ai pas souligné une phrase, tellement pratiquement tout me parle. J’y reviendrai très certainement dans un article sur ce blog.

Dans le chapitre « les outils du maître ne détruiront jamais la maison du maître »[2], elle cite cet article que je traduis aujourd’hui et qu’elle avait publié originellement dans la revue féministe Pikara Magazine [3]. Elle y présente l’idée, centrale dans son livre, que la monogamie est un système, auquel nous participons toutes et que le polyamour ou l’anarchie relationnelle ne font que reproduire, tout en s’y opposant. Elle propose l’idée d’imaginer et construire des réseaux affectifs plutôt que de de continuer, autrement, le système monogame. 

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“Polyamour” est un mot parapluie qui recouvre bien des formes distinctes de vivre des relations non-monogames consensuelles et non-possessives. Formes qui sont en construction, en cours de conceptualisation et en processus de mise en commun avec toute sorte de nuances. Parce que c’est à ses débuts et relativement nouveau, nous n’envisageons pas le polyamour, les réseaux affectifs, l’anarchie relationnelle comme un système qui remplace la monogamie, mais comme une série de pensées et de vécus qui ouvrent un espace pour des constructions personnelles et dissidentes. Nous ne cherchons pas des modèles, mais nous partageons des références et des propositions. Nos désaccords entre nos formes de penser et de vivre nous alimentent et nous aident à créer des relations DiY [do it yourself) à partir d’outils comme la communication, l’empathie et le défi envers les formes établies par une morale et des coutumes que nous ne sentons pas nôtres.

Cependant, au fur et à mesure que nous grandissons comme collectif, nous donnant et prenant du sens, il apparaît une question de fond qui touche directement la portée de la déconstruction que nos structures affectives proposent : jusqu’où arrive notre pensée critique amoureuse . Jusqu’où arrive le pouvoir transformateur de ce que nous proposons, ce que nous insistons à appeler politique ?

Malheureusement, le polyamour s’inscrit sur un terrain, à la fois littéral et métaphorique. Un terrain marqué par des centres et des périphéries, par des privilèges et des subalternités.

Le contexte dans lequel nous essayons de penser et de vivre, bien à regret, c’est l’hétéropatriarcat capitaliste. Ces mots qui essaient de définir un monde de relations inégalitaires, où on nous indique, d’emblée, un grand nombre d’impossibilités. Comme, par exemple, une classe sociale qui ne change pas proportionnellement à l’effort investi, une nationalité qui détermine notre mobilité et notre espérance de vie, un entourage culturel qui nous imbibera de structures invisibles et un genre qui sera décisif, et décidera, malgré ce que tu peux croire, de tes goûts et de tes couleurs.

Que nous sommes un amalgame de privilèges et d’oppressions est quelque chose de tellement évident, que cela fait presque honte de l’écrire. Mais, aussi évident soit-il, il faut le répéter jusqu’à en avoir la nausée,  même si ne pas passer sous silence cette évidence implique, pour toujours, la fin de notre vie sociale. Nous sommes tous et toutes, un mélange d’oppressions et de privilèges, et nous avons une sensibilité à fleur de peau, en ce qui concerne notre petit récif oppression, mais nous sommes bien plus désinvoltes en ce qui concerne les oppressions des autres, avec l’excuse que si cela ne nous concerne pas directement, c’est comme si ça n’existait pas. C’est ainsi que dans la mouvance polyamoureuse , il est clair que la monogamie c’est le diable, mais imaginer la monogamie comme un champignon venimeux isolé, c’est tricher. C’est vouloir ouvrir une brèche dans le petit bout de monogamie qui nous opprime, en laissant intactes les parties qui oppriment les autres, dans lesquelles nous avons, très probablement, notre part de privilège.

L’exemple classique est celui de l’homme blanc, cis, hétéro, de classe moyenne qui, précisément, parce qu’il a été touché par on ne sait quelle loterie du privilège, a de très sérieux problèmes pour pouvoir comprendre la relation existante entre système monogame et violence de genre, convaincu qu’il est que le machisme ce n’est pas si grave que ça, et qu’il n’est pas nécessaire de l’éliminer afin de construire des relations amoureuses plus saines. Mais ce n’est pas le seul exemple, mes compagnes: les blanches, hétéros, cis de classe moyennes nous sommes peu enclines à recevoir des critiques lorsque nous marchons sur des zones sensibles (et nous y allons, nous aussi, de nôtre « mais ça n’est pas si grave que ça »), ou nous nous consacrons à faire des conférences ou à écrire des articles (comme cette dénommée Vasallo), comme si des femmes n’avaient pas besoin de la monogamie pour pouvoir élever leurs enfants, pour ne donner que cet exemple, fort évident.

Si nous voulons être politiques, nous avons à remonter nos manches et aller au charbon, jusqu’à trouver les multiples racines du système. Nous devons oser bouger des aspects qui nous touchent directement, reconnaître nos erreurs, écouter des points de vue et des besoins que nous n’avions même pas imaginés. Ne pas nous sentir offensée quand le problème nous est montré du doigt : comme disait Italo Calvino : l’enfer c’est nous et les autres. Ce n’est pas que les autres.

Dans le cas contraire, le polyamour ne sera qu’un effet de mode qui affirme que la monogamie n’est pas un système, mais une possibilité comme une autre, qu’il n’est pas possible de rationaliser l’amour pour ne pas lui en enlever toute la magie et que le Père Noël existe vraiment. Ce sera ainsi, une réforme de la monogamie comme une rénovation de salle de bain, où on installe juste un nouveau carrelage. Et ce sera, surtout, une occasion de perdue pour faire une révolution des affects qui pourra constituer un changement significatif, réel, profond et durable, en ce qui concerne notre manière d’aimer, de baiser et de vivre les relations.

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[1] La oveja negra éditeur – noviembre 2018

[2] Phrase prononcée par Audre Lorde, lors d’une conférence organisée à New York en 1979 autour du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir.

[3] http://www.pikaramagazine.com/2014/02/polyamor-y-redes-afectivas-reforma-o-revolucion/

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La maltraitance psychologique, la manipulation, dans les relations LGBT, BDSM, libertines et le polyamour … (2) Golfxs con principios.

William Henry Bradley « When hearts are trumps by Tom Hall » 1894, MNAC, Barcelone20150909_132206-800x440

Hier, c’était le 25 novembre, Journée Internationale contre les Violences faite aux Femmes. Je n’ai pas pu finir la traduction de cet article à temps, c’est pour cela que je ne le publie qu’aujourd’hui.

Le 20 janvier prochain, je vais animer un espace de parole sur « Maltraitance, manipulation, abus et violences (physiques et psychologiques) dans les relations alternatives à la monogamie hétéronormative ». Je suis en train de réfléchir à un article sur le sujet. En cherchant de l’information concernant plus particulièrement les milieux polyamoureux, j’ai trouvé cet article du blog Golfxs, dont j’ai déjà publié un article [1]. Il s’agit de la 2e partie d’un résumé d’une conférence donnée en 2014, à leur demande, afin d’informer les personnes qui vivent des relations sexuelles et affectives alternatives. J’ai tenu à compléter certains points, lorsque cela m’a paru nécessaire, par des notes (NDT) en bas de page.

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La maltraitance psychologique, la manipulation, également dans les relations LGBT, BDSM, libertines et le polyamour … (2) (30/09/2014)

Pour « Golfxs con principios »[2], la maltraitance, qu’elle soit physique ou psychologique est un sujet qui mérite toute notre attention. Encore plus spécialement, lorsqu’il s’agit de celle qui a lieu dans les relations non-conventionnelles.  Car à l’intérieur de ces identités, pratiques ou relations non-conventionnelles, il existe toute une série de facteurs qui peuvent faciliter les situations de maltraitance.

C’est pour cette raison que dimanche dernier nous avons invité Marina, psychiatre spécialisée en Diversité Sexuelle et de Genre, à venir nous parler concrètement de ce thème. Nous avons publié (hier) une première partie [3] dans laquelle elle expliquait les mécanismes qui rendent possible ces abus (la persuasion coercitive) identifiés initialement chez les prisonniers de guerre, puis appliquée à l’analyse des relations hétérosexuelles monogames.

Voici un résumé (de la suite) de la présentation de Marina, concernant les relations non-conventionnelles :

Facteurs qui facilitent la violence psychologique dans des relations non-conventionnelles (LGBT, BDSM, libertinage, polyamour …)

C’est compliqué de trouver des informations sur la violence psychologique dans ce type de relations. Dans le cas des relations BDSM, il est possible d’en trouver uniquement au sujet de la différence entre BDSM et maltraitance, mais pas lorsque cette pratique sert à masquer la maltraitance. Et aucune information à ce sujet, en ce qui concerne le polyamour.

Il est pourtant important de l’analyser dans ce type de relations car il y a des facteurs qui facilitent la maltraitance :

1 – La personne qui agresse ou maltraitante est depuis longtemps dans cet environnement et peut même avoir un certain « rôle de mentor ».

Ex: « Tu sais bien que les relations lesbiennes/gays/BDSM/ouvertes/polyamoureuses/libertines … sont comme ça ». 

2 – La notion de secret. La situation empire lorsque la victime ne peut pas expliquer à son thérapeute ou à son médecin, ou à son centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) qu’il s’agit d’une relation BDSM ou ouverte (car ce sont des relations « mal vues ») et fait que le silence soit encore plus grand. La victime peut avoir peur de demander de l’aide car elle devra expliquer la nature de la relation à des personnes qui ne la comprendront peut-être pas.

Ex : « J’avais accepté d’avoir des relations en public et de choisir avec qui j’aurai du sexe, mais pas que ce soit 6 personnes en même temps et que mon NON ne soit pas respecté ».

3 – Créer un sentiment de culpabilité en disqualifiant l’autre en lui disant qu’elle.il est trop mijaurée, pas assez transgresseuse.eur, homophobe ou transphobe. Dans le cas de relations non-conventionnelles il est possible d’accuser de normativité avec la même finalité et utiliser cet argument pour aller au-delà des limites de cette personne.

Ex : « Tu n’es pas une personne aussi ouverte que tu dis l’être ».

4 – Dans les relations LGBT, il a été démontré que les personnes qui ont subi des expériences de harcèlement scolaire, de bullying, de transphobie, d’homophobie, sans pouvoir s’en défendre, ont plus de probabilité de se retrouver dans une situation de maltraitance psychologique. Il s’agit donc d’un facteur de vulnérabilité ajouté.

5 – La différence d’être sorti.e ou pas du placard. Si la personne qui agresse à fait son coming-out mais pas l’agressée, il lui est possible de la menacer de le dire, de parler avec sa famille, ses collègues, ses ami.e.s  et leur expliquer quel est le type de relations ou de pratiques qu’elle a.

6 – Dans les relations non-conventionnelles le fait que la personne ne se perçoive pas comme une victime, ou ne soit pas perçue ainsi par son entourage, est un facteur en plus. Ou bien encore, qu’elle ne souhaite surtout pas être considérée comme une victime car cela porterait atteinte à son estime de soi de devoir admettre qu’elle a été ou qu’elle en relation avec une personne agresseuse ou parce qu’elle n’arrive plus à y voir clair, à savoir où elle en est.

Pour tous les cas présentés, il faut bien tenir compte qu’une situation isolée, par exemple que l’on soit accusé.e de transphobie, ne veut pas dire qu’il s’agit d’une situation d’abus ou de maltraitance. En réalité, il faut le voir comme un processus, comme un ensemble d’actions de d’attitudes qui se répète systématiquement.

Il ne s’agit pas de se concentrer sur ce que fait ou ne fait pas l’agresseuse.re, mais bien plus sur notre ressenti. Par exemple, s’il y a un sentiment de peur ou de culpabilité, si on a l’impression d’avoir tout le temps à « marcher sur des œufs », si un rien le.la met en colère, …

Que peut-on faire depuis l’extérieur ?

Qu’est-il possible de faire, en tant que tierce personne, alors que nous sommes en dehors de cette relation de maltraitance, pour aider une personne que nous pensons être victime de violence psychologique ?

1 – Etre présent.e. C’est bien plus fatigant que ce que l’on imagine au premier abord. Avoir envie d’arracher de force la personne d’une relation abusive qu’elle est en train de vivre, ne servirait pas à grand-chose. Rester à ses côtés, l’emmener se divertir afin de qu’elle sorte de son isolement, faire des activités agréables ensemble, comme aller au cinéma, lui proposer des lectures, des vidéos, de rencontrer des personnes ayant eu ce même vécu et en sont sorties[4], est bien plus utile …

2 – Lui montrer comment agit son.sa partenaire peut fonctionner s’il.elle est en train de passer par une période de violences et il y a une réelle possibilité qu’il.elle réalise dans quelle situation il.elle est. Mais s’il.elle dans une période de NRE ou passionnelle, il.elle ne pourra pas le voir ou trouvera des excuses aux comportements de maltraitance, ce qui risque de la contrarier et conduire à un éloignement de la personne agressée, ce qui contribuera à son isolement.

3- Faire en sorte que le cercle autour de la personne agressée soit agréable, l’amener dans des environnements accueillants et bienveillants, qui peuvent l’aider à améliorer son estime de soi et prendre des forces pour s’en sortir.

Pour finir, il est important de rappeler que :

  • Absolument tout le monde peut être victime de maltraitance psychologique, entrer dans des relations toxiques, souffrir de violence psychologique. Ce n’est pas propre à un type de personnalité donné, ni à une situation concrète, ni à des niveaux d’instruction. Cela peut arriver vraiment à n’importe lequel/laquelle d’entre nous.

Ex : Cela arrive souvent d’entendre « comment cela a pu m’arriver alors que je suis une personne indépendante, que je me considère comme une personne sensée, j’ai fait des études universitaires ? »

  • La personne qui agresse dit TOUJOURS, « je vais changer», « je vais être quelqu’un de merveilleux », « je vais t’aimer plus que n’importe qui ». Les phases de regrets et de promesses font partie du cycle de violence [5].
  • Si la personne qui agresse s’en sort bien, si elle ne sent pas d’angoisse, si elle ne s’interroge pas sur son comportement, il n’y a pas de possibilités qu’elle change.
  • Il est habituel que les personnes maltraitantes ne voient pas qu’elles le sont. Elles disent que c’est l’autre qui les a provoqués, qui les a fait sortir hors de leurs gonds, …
  • Il est possible qu’il y ait maltraitance psychologique également de la part d’une personne soumise.

Ex : « Si tu pars, je me tue ».

  • S’il y a un doute quant à savoir si on se trouve ou pas dans une situation de maltraitance, n’est PAS de se demander si l’autre nous maltraite ou pas, mais de se demander comment MOI je me sens, où j’en suis ?[6]
  • Il arrive que l’on dise d’une personne qui a un comportement abusif, que c’est une personne qui « a un fort caractère ».
  • La maltraitance psychologique, la violence psychologique, la persuasion coercitive, ce ne sont pas des querelles de couple. Il s’agit d’un processus lent, au compte-goutte, petit à petit. En sortir est également un processus qui prend du temps.
  • Au lieu de se centrer sur les agressions et comment les éviter, il est important de se centrer sur qui les commets, comment et pourquoi. En connaître les mécanismes afin d’éviter la maltraitance. [7]
  • Il est difficile de se rendre compte que l’on est victime d’une situation de violence psychologique (ou qu’il y a agression), si cela fait partie d’un comportement considéré comme « normal »[8]

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[1] https://nonmonogamie.wordpress.com/2016/07/18/le-syndrome-de-la-persone-polyamoureuse-parfaite-ppp-la-moscacojonera-in-golfxs-con-principios/

[2] http://www.golfxsconprincipios.com/quienes-somos/#quees

Présentation de Golfxs : Nous sommes un groupe de personnes qui apprécie le sexe non conventionnel entendu comme un loisir, comme manière de socialiser, de faire des rencontrés. Dans le groupe il y a des bisexuel.le.s, des fétichistes, des couples ouverts, des BDSM, des lesbien

nes, des gays, des trans, des  queers, des polyamoureux, des libertins, etc., etc.. Même des hétérosexuel.les! Des personnes qui viennent d’arriver et d’autres qui sont ici depuis beaucoup d’années … Des amitiés depuis toujours, des personnes que nous venons de connaître … Beaucoup de variété. Nous ne croyons pas que l’on doive nous traiter comme si nos goûts étaient un problème médical, ni « nous éduquer » comme s’il y avait seulement une manière unique de faire les choses. N’importe quelle conduite sexuelle est digne d’estime, si elle est toujours pratiquée avec le consentement des personnes participantes et en arrivant à des accords de sexualité sûre, en partageant la philosophie du mouvement « sex positive ». Que le sexe nous plaise ne signifie pas que nous sommes monothématiques, ou que toute notre vie tourne uniquement autour de cela. Nous avons beaucoup d’autres facettes dans la vie, nous avons une famille et beaucoup d’autres centre intérêts, des professions des plus variées … Certain.e.s d’entre nous appartiennent à plusieurs de ces groupes et nous ne voulons pas forcément nous identifier à l’un d’eux, mais par préférons prendre dans chacun ce qui nous convient le mieux ou nous fait envie. C’est pour cela que nous avons préféré de nous appeler « golfxs », au lieu des fétichistes, sadomaso, poliamoreux.euses, ou autre chose … Nous avons également en commun le fait que l’homophobie et le machisme nous gênent. Il y a des milliers d’espaces où cela n’importe pas autant qu’ici. Nous souhaitons un espace où cela est réellement pris en compte.

Traduction du texte « Qui nous sommes » du blog.

[3] http://www.golfxsconprincipios.com/lamoscacojonera/xxxxxx/

[4] Ces 3 derniers points sont un ajout de ma part, car je trouve que, si bien je suis d’accord sur le fait qu’arracher quelqu’un d’une situation abusive, n’est pas facile et même contreproductif, l’amener progressivement à en prendre conscience est très utile, même si dans un premiers temps la personne peut dire ne pas se sentir concernée. Dans ce sens des apports/aides indirects comme des livres, des témoignages vidéo ou audio, peuvent vraiment influer. Lui parler également de qui elle était avant d’entrer dans une relation de maltraitance, peut l’amener à prendre conscience de combien elle a changé. NDT

[5] En fait l’emprise psychologique passe par plusieurs phases :

  • Le repérage dans le groupe,
  • La séduction,
  • La prise de contrôle (par différents mécanismes), menant à la déstabilisation de la personne agressée, la faisant douter d’elle-même,
  • La culpabilisation, le sentiment de honte, la peur chez la victime,
  • L’isolement par rapport au groupe.

[6] Cela peut être aussi poser ces questions à une personne que l’on soupçonne d’être en train de vivre une situation de violence psychologique. NDT

[7] Se poser la question également de ce que cela provoque en nous : reconnaître les moments de sidération, d’aliénation de soi, de déconnexion de la réalité et de dissociation. NDT

[8] Par exemple, par son éducation, son environnement social et/ou culturel, sa famille, … NDT